Examen périodique Universel : La Côte d’Ivoire se prépare activement pour le 4ème cycle pr…

Dans le cadre de la restitution et l’appropriation des recommandations du 3ème cycle de l’Examen périodique universel, (Epu), le Secrétariat d’Etat chargé des droits de l’Homme a organisé ce jeudi 14 novembre 2019 un atelier à Abidjan-Plateau. Cet atelier qui était à l’intention des membres du Secrétariat d’Etat chargé des droits de l’Homme, du comité interministériel de suivi de l’application des instruments internationaux relatifs aux Droits de l’Homme, du Conseil national des Droits de l’Homme (Cndh), du Comité de suivi de l’Epu, des représentants des médias, de l’Assemblée nationale, du Sénat, avait pour objectif d’amener ces derniers à s’approprier les travaux et les recommandations finales du 3ème cycle de l’Epu de la Côte d’Ivoire.

L’Examen périodique universel (Epu) est en effet, un mécanisme institué par le Conseil des Droits de l’Homme en vue d’évaluer la situation des droits de l’homme dans 193 Etats du monde selon une périodicité de quatre ans et demi. Soucieuse du respect de ses engagements, la Côte d’Ivoire est à pied d’œuvre pour la mise en œuvre des 222 recommandations acceptées sur 247 lors de la 42ème session de l’Epu tenue du 16 au 20 septembre 2019 à Genève, la capitale Suisse. Tenant compte du fait que l’Epu exige, de par sa nature une approche transparente, inclusive et participative, le Secrétariat d’Etat chargé des droits de l’Homme, a décidé de baser sa démarche sur le dialogue, l’ouverture et la coopération pour une plus grande implication de toutes les parties prenantes.

« Notre pays qui est partie à ce processus, sera soumis, à nouveau, à cette évaluation lors de son prochain passage prévu pour le mois de mai 2024 lors du 4ème cycle. Il importe d’ici là, que nous commencions à réfléchir sur les actions à mener dans le cadre d’un plan de suivi et de mise en œuvre des recommandations qui ont été adressées à notre pays. Plus que jamais, il nous faut nous approprier les recommandations qui seront présentées par les acteurs étatiques comme non étatique. Donnons-nous les moyens de parvenir aux résultats que nous escomptons. Ces résultats qui nécessitent, pour être atteintes, l’implication de tous. », a dit Niava Bogui innocents, chef de cabinet, représentant la Secrétaire d’Etat, chargée des droits de l’Homme, Aimée Zébeyoux. Avant d’indiquer que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour accompagner les actions que mènent au quotidien les acteurs des droits de l’Homme.

Marie Paule Kodjo, Vice-présidente du Conseil national des droits de l’Homme (Cndh) a pour sa part, signifié que son organisation est disponible à accompagner le Secrétariat d’Etat chargé des droits de l’Homme dans la mise en œuvre des recommandations de l’Epu. Pour Marie Paule Kodjo, nul doute, la mise en œuvre de ces recommandations passe impérativement par l’appropriation des mécanismes de l’Epu. « Le Cndh salue cette approche participative et inclusive qui contribue à l’appropriation par les parties concernées de 222 recommandations acceptées par notre pays sur un total de 247. Le Cndh adhère à l’idée de cet atelier qui permettra de renforcer les capacités sur ce mécanisme, de recueillir les propositions, stratégies et mesures de suivi des recommandations. Il s’agit d’identifier les possibilités de plaidoyers et d’activités pour surveiller et soutenir ensemble cette mise en œuvre. », a dit la Vice-présidente du Conseil national des droits de l’Homme.

Puis de poursuivre : « Les parties prenantes à l’Epu doivent être suffisamment renforcées sur ce mécanisme, ces clés d’analyse de compréhension, de mise en œuvre. Nous sommes convaincus que cet atelier permettra aux participants d’acquérir des outils et approches méthodologiques pour comprendre les problématiques au cœur de l’Epu, et par la suite identifier, développer, utiliser des indicateurs pour évaluer la mise en œuvre des recommandations de l’Epu. ».

Maxime KOUADIO