Guinée : L’agriculture en souffrance par manque d’aménagement des plaines à Kindia

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Le manque d’aménagement des plaines et la transformation de certaines cultures impactent  négativement sur la production de certains aliments en  Basse Guinée, particulièrement dans la région de Kindia. De nos jours, plusieurs superficies cultivables sont abandonnées à elles-mêmes dans cette partie du pays, ce qui donne un faible rendement de production agricole. C’est un constat fait par la rédaction régionale de Guineenews©, basée à Kindia.

A travers tout le pays, on nous parle de plus 36 mille hectares de terre cultivables, mais dans certaines régions comme Kindia, le rendement en termes de production laisse toujours à désirer, car beaucoup de ces superficies des zones cultivables sont laissées pour compte ; et pourtant, un aménagement sérieux de ces hectares pourra aider la Guinée à atteindre son auto suffisance alimentaire.

« Dans les conditions normales, notre pays n’a pas besoin d’importer le riz. Compte tenu de la superficie des zones rizicoles que nous disposons à travers la Basse Côte, la Haute Guinée et une partie de la Guinée Forestière. Quand ces superficies sont mises en valeur avec des terres bien aménagées, je vous assure que ce pays peut s’en passer de l’importation du riz », a déclaré Sékou Yaya Barry, conseiller agricole à l’agence nationale de la promotion rurale de Kindia.

Pour cet acteur agricole, lorsque la Guinée se prête à cet exercice d’aménagement de ces plaines cultivables, en l’espace de quelques années seulement, le pays peut se frotter les mains en termes de rendement par rapport à la production.

« Lorsqu’on aménage ces plaines, on pourrait produire des tonnes et des tonnes par an. Dans la préfecture de Boffa par exemple, notamment dans la plaine de Montchon avec des Chinois à l’époque, ils produisaient des hectares du riz. Kindia aussi a des plaines  dans la zone de Madina-Oula qui peuvent être aménagées et va produire des quantités importantes de riz », rajoute Sékou Yaya Barry.

La promotion de la culture du riz est à promouvoir dans le pays. Mais d’autres secteurs comme la filière mangue peuvent aussi bénéficier du soutien pour améliorer la capacité de production.

Interrogé sur ce sujet, Mamadou Dian Bhoye Barry, ingénieur agronome chargé de la formation appui  conseil à la direction régionale de l’agence nationale de la promotion rurale de Kindia a parlé de la transformation de la mangue, car selon lui, beaucoup de nos mangues pourrissent aujourd’hui dans les régions faute de transformation.

« Vous constaterez que pendant la période mangue dans cette cité, d’ailleurs bientôt ce moment, vous verrez qu’ils y a beaucoup de mangues qui pourrissent et les producteurs enregistrent des pertes par manque de transformation sur place. Et pourtant, on peut transformer la mangue, la conserver et la consommer durant toute l’année et ça augmente la valeur de la production », explique cet agronome.

Dans la préfecture de Kindia, nombreux sont les agriculteurs qui crient à la baisse du taux de production par manque d’aménagement de leurs plaines cette année.

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