Grève des boulangers du Sénégal les 20 et 21 juillet prochains (Autre presse)

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Les consommateurs sont prévenus. Les boulangers du Sénégal ne lâchent pas du lest. Ils décrètent 48 heures de grève les 20 et 21 juillet prochains. Le mot d’ordre est lancé par le front constitué par le regroupement et la fédération nationale des boulangers du Sénégal. Les boulangers qui ne sont pas à leur premier coup d’essai, avaient décrété trois (3) jours de grève en avril dernier. Ce, « pour dénoncer la cherté du prix de la farine » et pousser le gouvernement à ramener le poids de la baguette de référence de 190 grammes à 250 grammes pour le prix de 200 francs CFA.

Interrogé alors par iRadio, Amadou Gaye, le président de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS), réclamait « l’application immédiate de l’interdiction de la vente du pain dans les boutiques, la réglementation de l’ouverture anarchique des boulangeries et l’application de l’arrêté ministériel portant interdiction de la distribution inter-région du pain ». Selon lui, le secteur de la boulangerie « vit actuellement des moments très difficiles ». Ce, dénonçait Gaye, « en l’absence de mesures pour l’application des conclusions
(lors) des concertations de la filière boulangère en décembre 2017. »

Dans un communiqué transmis à l’APS, le directeur du Commerce intérieur constatait, en face, après une réunion de travail avec les acteurs concernés qu’ « en dépit des solutions proposées par le Département sur tous les points de discussion allant dans le sens de la satisfaction de leurs préoccupations, la Fédération nationale des boulangers du Sénégal a décidé d’aller en grève, contre toute attente et les conclusions de la réunion ». Des conclusions portant notamment sur « l’encadrement des marges de distribution, comme demandé ; le démarrage sans délai de concertations sur la structure du pain, conformément à la réglementation en vigueur ; le démarrage de concertations avec les meuniers sur le prix de la farine ; l’introduction d’un nouveau format de pain afin d’améliorer la productivité de l’activité boulangère ».

De son côté, le ministère du Commerce, qui avait rencontré les responsables de ladite fédération, indiquait que « toutes les dispositions nécessaires sont prises pour assurer la sécurité de tout boulanger désireux de produire et de mettre à la disposition des consommateurs du pain ».
Aujourd’hui, pestent les grévistes, « la balle est dans le camp du gouvernement ».

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