Délestages à Yaoundé : La société Eneo sera-t-elle prête ?

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Rendu au cinquième jour des travaux hier 21 août, le taux d’exécution de ceux-ci, relevé la veille (20 août à 14h) affiche 59% de réalisation.

Sept jours. C’est le délai que le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba a donné à la société en charge de la distribution de l’énergie au Cameroun (Eneo-Cameroon) pour rétablir l’électricité dans la ville de Yaoundé. Ce, à partir de l’arrivée des 19 cellules sur le site du travail à Melen. Hier 21 août le taux d’exécution des travaux, calculé la veille à 14h était de 59%, selon la fiche de compilation quotidienne du niveau de déroulement des travaux. Cette dernière est complétée chaque jour à 14h, apprend-on. « Nous sommes rendus au cinquième jour des travaux. Nous ne pouvons pas compter la journée de vendredi, 16 août. Etant donné que le matériel a été déchargé ce jour vers 16h. Nous n’avons commencé le travail que samedi matin », renseigne une source. Deux équipes sont à l’oeuvre sur le terrain. « De 7h à 19h, les équipes des six entreprises retenues pour le travail et les équipes d’Eneo et Sonatrel font du travail. De 19h à 5h, des équipes de superviseurs procèdent au contrôle d’étape pour s’assurer que le travail a été bien fait ». Au fur et à mesure que le travail avance, des contrôles des paramètres électroniques et de travail sont effectués pour s’assurer que les câbles sont harmonieusement mis en phase.

Câbles installés

Une descente effectuée hier 21 août, donne à voir que le travail avance. Les techniciens sont à pied d’oeuvre. Perché sur une sorte d’échafaudage en fer, l’un d’eux soude une pièce au dessous d’une cellule nouvellement installée. Toutes les 18 autres sont elles aussi déjà fixées. « Melen, Palais de congrès… », sont, entre autres, les inscriptions que l’on lit sur ces objets rectangulaires. C’est la première partie du vaste chantier qui en compte trois. Cette zone, apprend-on, est celle réservée aux commandes. Le secteur de la basse tension est la deuxième partie du chantier. Ici, des drains sont creusés. Des anciens tuyaux y extraits sont déposés ça et là, rendant difficile la circulation. De nouveaux tuyaux, dont une partie est embobinée sur un camion, sont enfouis. A califourchon, une dizaine de jeunes tirent un rouleau de trois câbles avec pour objectif de l’installer dans le drain. « Nous avons déjà installé près de 30 000 mètres de câbles moyenne et basse tensions », renseigne une source.

La troisième partie du chantier est réservée à la zone de haute tension. Ce compartiment n’a pas été endommagé par l’incident du 7 août dernier. Cependant un technicien juché sur une grue connecte des fils. « C’est pour les besoins de sérénité du réseau », déclare-t-il. Le bâtiment incendié est abandonné cependant, les responsables avouent qu’il sera réhabilité. Aucun nouvel édifice n’a été construit pour accueillir le nouveau matériel. Ce dernier a été stocké dans une ancienne bâtisse. Celle-ci fait d’ailleurs sa mue. Une couche de peinture blanche y apposée. Pendant le passage de l’équipe de reportage de Mutations sur le site de l’ancien Brgm à Melen, un contrôleur du Minee y faisait également le tour du chantier. Les contrôles des responsables du Minee sont réguliers. Le portail des camerounais de Belgique. « Hier (20 août, Ndlr) le ministre est reparti d’ici vers 21h35. Il fait des descentes tous les deux jours pour s’assurer que les travaux avancent normalement », relate une source. Cette dernière poursuit : « 120 personnes sont mobilisées pour ce travail. Sur le plan prévisionnel, nous allons tenir les délais, mais au plan technique c’est difficile. On peut finir les installations, mais lorsqu’on fait le contrôle fonctionnel, on se rend compte qu’il y a des choses à modifier ». Le deadline de sept jours donné par la tutelle est sensé s’achever vendredi.

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