Côte d’Ivoire: «17 cas de dengue confirmés» dans le District d’Abidjan

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Publié le 29.03.2019 à 20h18 par APA News

Dix et sept « (17) cas de dengue ont été confirmés » dans le District d’Abidjan, notamment à Cocody, Bingerville, Yopougon et Port-Bouët », a indiqué vendredi à APA le directeur l’Institut national d’hygiène publique (INHP), professeur Joseph Bénié.Joint par téléphone, M. Bénié a affirmé qu’ « il y a eu 17 cas de  dengue qui ont été révélés et confirmés dans le District sanitaire de  Cocody et Bingerville », à l’Est d’Abidjan, précisant qu’il y a « un cas  à Yopougon (Ouest) et un cas dans le District (sanitaire) de Port-Bouët (Sud)».  

Ces  cas « s’étalent depuis le début de l’année et c’est progressif », a  fait savoir le directeur de l’INHP, qui explique que la dengue est une  maladie virale transmise par la piqûre d’un moustique assez particulier,  différent de celui du paludisme, dénommé «moustique tigre et de  couleur blanc noir ». 

« C’est un moustique qui  a une biologie particulière dans la journée, il pique surtout dans la  journée et généralement entre 16h et 19h maximum », a-t-il souligné.  Elle provoque, par ailleurs, un syndrome de type grippal avec des  douleurs musculaires et des nausées.  

La lutte  contre cette maladie, dira-t-il, repose essentiellement sur les mesures  d’hygiène parce que ce moustique vient pondre ses œufs dans l’eau de  petite quantité, pas dans la lagune, et surtout dans les pots de fleurs,  dans les creux des arbres et au niveau des bananiers, des plantes  imbibées d’eau.

Il faut assainir son cadre de  vie, a insisté professeur Bénié, exhortant les populations à « vider  systématiquement tout recipient qui peut contenir de l’eau », mieux y  mettre des couverts, nettoyer autour des maisons, éliminer les gîtes  larvaires et dormir sous moustiquaire imprégnée. 

En  outre, toute personne atteinte de fièvre devrait se rendre très tôt à  l’hôpital. Car cette maladie virale infectieuse, poursuit-il, se  manifeste par une forte fièvre, des courbatures, des céphalées. Pour  professeur Bénie les populations devraient « s’approprier la lutte ».       

La réduction de la charge des moustiques dans  les maisons, par la propriété s’avère une soupape de sécurité, insiste  le directeur de l’Institut national de l’hygiène publique, qui mentionne  qu’il existe un vaccin mais qui est très cher et «on n’en dispose pas  pour le moment» à l’institut.  

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