Cémac – Processus d’intégration : Un Sommet de chefs d’Etat ces 24-25 mars à Ndjaména

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Au moment où les principales organisations financières internationales poussent à la fusion des communautés économiques sous-régionales, la Conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), abritée par la capitale tchadienne à la fin de cette semaine, s’avère capitale pour les six Etats membres. Le Premier ministre gabonais quitte Libreville ce dimanche pour y représenter le chef de l’Etat. 

Arrivée du Premier ministre gabonais, Julien Nkoghé Bekalé, à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djamena au Tchad ce dimanche 24 mars 2019. © facebook/gabon.primature

Une situation d’urgence s’est-elle créée autour de la Cemac ? Peut-être bien que oui ! En effet, cinq mois seulement après la dernière réunion de chefs d’Etat, déjà tenue à Ndjaména le 25 octobre 2018, une autre va avoir lieu les 24 et 25 mars prochain. Au menu des discussions entre les chefs d’Etat ou leurs représentants : l’examen de l’état d’avancement du Programme des réformes institutionnelles de l’organisation sous-régionale et la problématique du financement de la Communauté par le recouvrement de la Taxe communautaire d’Intégration (TCI).

Julien Nkoghé Békalé représentera le chef de l’Etat gabonais

En présence des présidents Idriss Déby Itno, hôte de la Conférence et président en exercice de la Communauté, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée-Equatoriale), Faustin Archange Touadéra (République Centrafricaine) et Denis Sassou Nguesso (Congo), ainsi que des Premiers ministres du Gabon (Julien Nkoghé Békalé) et du Cameroun (Joseph Dion Ngute) qui représenteront les présidents Ali Bongo et Paul Biya, la Conférence fera le bilan du processus d’intégration au sein de la Cémac. Une organisation qui connaît des problèmes de financement de son processus d’intégration en raison d’un faible taux de recouvrement de la TCI dans les Etats membres.

Instituée en effet en 2002 dans tous les Etats membres de la Cémac pour mieux assurer le financement du processus d’intégration régionale, la TCI n’est recouverte qu’à hauteur de 15 à 20 %. Or, cette taxe, «destinée à la fois à couvrir les dépenses de fonctionnement de la Cémac (Commission, organes et institutions spécialisées) et à financer les compensations», ne répond pas, pour le moment, aux attentes de l’organisation.

D’autres sujets pourraient être évoqués, à l’instar du passeport communautaire et de la situation des écoles inter-Etat, et, sans aucun doute, de la problématique de la fusion entre la CEMAC et la CEEAC.

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