Assurance maladie : Le Burkina et la Côte d’Ivoire signent une convention

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La Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) du Burkina Faso et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) de la Côte d’Ivoire ont signé, le jeudi 28 mars 2019 à Ouagadougou, une convention de coopération entre les deux structures.

La Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) du Burkina Faso et la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) de la Côte d’Ivoire ont décidé d’unir leurs forces, en vue d’atteindre leurs objectifs.

La matérialisation de ce mariage est intervenue, le 28 mars 2019 à Ouagadougou, à travers une signature de convention entre les deux parties. Tout en saluant l’initiative, le directeur général (DG) de la CNAMU, Yves Justin Kinda, a indiqué que cette coopération va permettre au Burkina Faso de s’inspirer des expériences de la Côte d’Ivoire qui est en avance dans le domaine de la couverture sanitaire universelle.

« La Côte d’Ivoire a commencé son processus depuis de nombreuses années déjà et on gagnerait à apprendre auprès d’elle, parce que nous avons les mêmes réalités, le même contexte socioéconomique et quasiment les mêmes indicateurs vis-à-vis du niveau de pauvreté », a-t-il souligné. A l’entendre, les Ivoiriens ont rencontré des difficultés dans le processus d’assurance maladie mais les leçons que le partie burkinabè va en tirer lui permettront d’éviter les mêmes écueils ou de perdre du temps dans l’opérationnalisation.

Pour sa part, le DG de la CNAM, Karim Bamba, a relevé que cet acte entre dans le cadre des accords bilatéraux de coopération signés entre les deux « pays-frères », notamment le Traité d’amitié et de coopération (TAC) et l’Accord-cadre de coopération dans le domaine du travail et de la sécurité sociale.

Pour lui, il s’agit,  à travers cette convention, d’échanger les expériences et les bonnes pratiques en vue de la réussite de ce projet commun. « Les études les plus optimistes indiquent que c’est seulement 10% des personnes vivant dans nos pays qui disposent d’une assurance maladie.

On en déduit que 90% de nos populations ne disposent d’aucune protection sanitaire », a révélé M. Bamba. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, face à cette situation, les Etats membres des Nations Unies ont décidé d’atteindre la couverture sanitaire universelle en 2030, dans le cadre des objectifs du développement durable. « Nos deux pays se sont pleinement inscrits dans cette dynamique », a-t-il précisé.

Aux dires du DG Kinda, le processus de l’assurance maladie, lancé au Burkina Faso depuis 2008, a connu un démarrage difficile mais dès 2016, des instructions ont été données par le gouvernement actuel de commencer par les franges les plus fragiles de la population, notamment les femmes enceintes et les enfants. L’autre paire de manches, selon lui, reste l’élargissement de cette assurance aux autres catégories de la population, au regard du contexte sécuritaire du pays.

Quant au directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Jean-Marie Sompougdou, il a traduit ses remerciements aux hôtes ivoiriens et a indiqué la nécessité pour les deux caisses de se revoir régulièrement pour faire le point de leur coopération.

Mady KABRE

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